L’idée est d’offrir aux enfants des rues au Maroc la possibilité de pouvoir échanger avec des enfants d’un autre pays, de les encourager à communiquer, à parler sur soi, sur son identité et son histoire. A leur donner une possibilité concrète de recevoir et de partager. D’une manière plus large ce projet leur permettra du point de vue psychologique de se sentir soutenu par d’autres enfants qui loin d’eux pensent à eux.
Pour les enfants de France c’est la possibilité pour eux d’être sensibilisé aux difficiles problèmes d’autres enfants de leur âge victimes du travail précoce. Enfin, en terme d’enrichissement, ce dernier projet permettrait une initiation à la communication interculturelle et aussi de se détacher de la vision arbitraire du monde attachée à notre culture. Les élèves prendront conscience de la subjectivité des opinions et jugements liés à chaque culture et de sa représentation stéréotypée. D’une manière plus large, enfin, cela pourra donner aux enfants de France une sensibilité à l’autre et leur permettra une meilleure tolérance des enfants des autres pays.
Ainsi, le travail sera de constituer un poster de la France pour les enfants français et du Maroc pour les enfants marocain en arts visuels. De ce fait, on abordera le collage pour réaliser un poster basé sur les connaissances culturelles des élèves sur son propre pays. Ainsi, les enfants feront une introspection sur les particularités de son pays, il s’enrichira culturellement (histoire, littérature, musique, géographie, monuments, arts,….) et communiquera à l’autre enfant du continent une belle œuvre issue du travail de chacun. L’esprit de groupe sera mis en avant par le tri des choses que chacun souhaiterait mettre. Il y aurait de ce fait une recherche documentaire certaine. Les enfants constitueraient un portfolio pour la classe ou pour le groupe au Maroc, en rassemblant des éléments, culturellement marqués, pour le poster. Une recherche personnelle sera demandée à chacun avant les séances collectives de choix.
De ce fait tout au long de l’année, il y’aurait des échanges de dessins sur divers thématiques, de photos, de cartes postales, de lettres, de documentaire sur soi et sa culture. L’ensemble de ses échanges seront rassemblés en fin d’année afin d’en dresser le bilan.
Enfin, en prolongement, nous pourrions imaginer l’écriture collective d’une histoire autour de l’enfant.
2007/2008 - Projet d'échange entre l'école Hélène Boucher (Longjumeau) et l'école Idriss Iier (Marrakech)
A écouter .....
